«Place Rouge» de Dominique Fernandez
Raoul, peintre à la mode, se rend à Moscou, avec sa sœur, afin d’exposer une partie de ses œuvres dans la galerie d’Irina Korsakov. Irina, jeune « business woman » de poigne, lui présentera son jeune frère, Iermolaï, parce qu’elle a senti qu’ils ont une sensibilité commune. En effet, Raoul, séducteur invétéré, frustré des rencontres sans lendemain, a accepté ce voyage par désir de se plonger dans le romantisme russe où il espère rencontrer un russe blond aux yeux bleus en qui il découvrira le véritable grand amour.
Frédéric, un ami de Raoul, russophile averti et érudit, les accompagne. Il entend, quant à lui, profiter de ce voyage pour compléter des recherches sur Gorki, cet écrivain du peuple qui fut à la fois encensé puis maltraité par Staline.
Bien écrit, ce livre mêle adroitement les effets romanesques de l’histoire et les connaissances de l’auteur.
En effet, Raoul et sa sœur vont rencontrer Irina et son frère. Cette « intrigue devant le miroir » donnera naissance au choc de deux sensibilités qui croient se connaître, mais qui, en fait, demeurent à la périphérie de leur découverte culturelle réciproque tant ce jeu à deux couples s’avère rapidement tourner au double jeu de couple.
Il est également intéressant de rapprocher le personnage de Frédéric de celui de Dominique Fernandez tant ils sont tous les deux avides d’étaler leurs connaissances de la Russie, qu’elle soit tsariste ou actuelle. Et Dominique Fernandez, comme dans tous ses romans, partage, quasiment à outrance, ses connaissances puisqu’il vogue allégrement de Maïakovski à Chostakovitch, Akhmatova, Pouchkine, Tchaïkovski, Pasternak ou même Poutine. Ici, la recherche de Gorki devient, au cœur du roman, le prétexte à un cours sur la littérature russe et à des extrapolations personnelles sur la civilisation russe mêlant vérités historiques et propagande politique. On s’étonnera juste que cette ressemblance ne soit pas totale dans la mesure où Frédéric ne partage pas le goût de Raoul pour les garçons !
Bref, sur le fonds, « Place rouge » est un livre de Dominique Fernandez comme les autres parce qu’il ne tranche en rien du style qu’il a adopté depuis « L’Étoile Rose ». Peut-être un jour serait-il intéressant que Dominique Fernandez choisisse ce qu’il veut écrire : des romans gays avec une histoire construite et articulée, des carnets de voyage où partager ses découvertes d’autres pays et civilisations ou des ouvrages universitaires très richement documentés !
Frédéric, un ami de Raoul, russophile averti et érudit, les accompagne. Il entend, quant à lui, profiter de ce voyage pour compléter des recherches sur Gorki, cet écrivain du peuple qui fut à la fois encensé puis maltraité par Staline.
Bien écrit, ce livre mêle adroitement les effets romanesques de l’histoire et les connaissances de l’auteur.
En effet, Raoul et sa sœur vont rencontrer Irina et son frère. Cette « intrigue devant le miroir » donnera naissance au choc de deux sensibilités qui croient se connaître, mais qui, en fait, demeurent à la périphérie de leur découverte culturelle réciproque tant ce jeu à deux couples s’avère rapidement tourner au double jeu de couple.
Il est également intéressant de rapprocher le personnage de Frédéric de celui de Dominique Fernandez tant ils sont tous les deux avides d’étaler leurs connaissances de la Russie, qu’elle soit tsariste ou actuelle. Et Dominique Fernandez, comme dans tous ses romans, partage, quasiment à outrance, ses connaissances puisqu’il vogue allégrement de Maïakovski à Chostakovitch, Akhmatova, Pouchkine, Tchaïkovski, Pasternak ou même Poutine. Ici, la recherche de Gorki devient, au cœur du roman, le prétexte à un cours sur la littérature russe et à des extrapolations personnelles sur la civilisation russe mêlant vérités historiques et propagande politique. On s’étonnera juste que cette ressemblance ne soit pas totale dans la mesure où Frédéric ne partage pas le goût de Raoul pour les garçons !
Bref, sur le fonds, « Place rouge » est un livre de Dominique Fernandez comme les autres parce qu’il ne tranche en rien du style qu’il a adopté depuis « L’Étoile Rose ». Peut-être un jour serait-il intéressant que Dominique Fernandez choisisse ce qu’il veut écrire : des romans gays avec une histoire construite et articulée, des carnets de voyage où partager ses découvertes d’autres pays et civilisations ou des ouvrages universitaires très richement documentés !
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