Le dernier chasseur de sorcières
James Morrow
En 1688, Jennet, fille d’un célèbre chasseur de sorcières, a douze ans lorsque sa tante Isobel, grande admiratrice de Newton, philosophe et femme libre, se voit accusée de sorcellerie parce qu’elle a réussi à expliquer des phénomènes naturels tenus jusque-là pour divins.
Or, c’est le père de Jennet qui sera l’accusateur et le bourreau d’Isobel. Malgré son innocence, Isobel est condamnée au bûcher et Jennet jure de consacrer sa vie à l’abolition de la loi contre la sorcellerie… C’est ce qu’elle fera en Angleterre, mais aussi aux Etats Unis, en vivant parmi les Indiens Mic-Mac, puis en rencontrant Benjamin Franklin et en organisant son propre procès pour sorcellerie.
A la fois récit épique et « exercice d’apologétique newtonienne », ce roman raconté d’une plume délicieusement décalée, voire vieillotte, nous livre, à la première personne par l’intermédiaire du propre livre d’Isaac Newton, les «Principes mathématiques de philosophie naturelle», nous conduit aux origines de la rationalité occidentale, à une époque où cohabitent dévots obscurantistes brûleurs de sorcières et premiers philosophes naturalistes, les premiers scientifiques… S’il dénonce, avec intelligence les travers de nos semblables, l’auteur ne perd jamais de vue qu’une amélioration est possible, et qu’une foi inébranlable en la science et l’étude et la connaissance pourraient bien nous tirer de la fange dans laquelle nous nous complaisons.
Bref, ce livre est malicieux, sardonique, iconoclaste, rebelle et mêle humour et sérieux, légèreté et drame, délires anarchisants et sentences dogmatiques.
Enfin, l'écriture de ce roman à, sans doute, nécessité d'étonnantes recherches car, outre la contrainte d'exactitude historique, les références intellectuelles affluent. Il cite en effet des chimistes, des physiciens, des naturalistes et des philosophes qui, pour la plupart, je l’avoue me sont complètement inconnus. Bref, ce roman est d'une érudition à toute épreuve !
En 1688, Jennet, fille d’un célèbre chasseur de sorcières, a douze ans lorsque sa tante Isobel, grande admiratrice de Newton, philosophe et femme libre, se voit accusée de sorcellerie parce qu’elle a réussi à expliquer des phénomènes naturels tenus jusque-là pour divins.
Or, c’est le père de Jennet qui sera l’accusateur et le bourreau d’Isobel. Malgré son innocence, Isobel est condamnée au bûcher et Jennet jure de consacrer sa vie à l’abolition de la loi contre la sorcellerie… C’est ce qu’elle fera en Angleterre, mais aussi aux Etats Unis, en vivant parmi les Indiens Mic-Mac, puis en rencontrant Benjamin Franklin et en organisant son propre procès pour sorcellerie.
A la fois récit épique et « exercice d’apologétique newtonienne », ce roman raconté d’une plume délicieusement décalée, voire vieillotte, nous livre, à la première personne par l’intermédiaire du propre livre d’Isaac Newton, les «Principes mathématiques de philosophie naturelle», nous conduit aux origines de la rationalité occidentale, à une époque où cohabitent dévots obscurantistes brûleurs de sorcières et premiers philosophes naturalistes, les premiers scientifiques… S’il dénonce, avec intelligence les travers de nos semblables, l’auteur ne perd jamais de vue qu’une amélioration est possible, et qu’une foi inébranlable en la science et l’étude et la connaissance pourraient bien nous tirer de la fange dans laquelle nous nous complaisons.
Bref, ce livre est malicieux, sardonique, iconoclaste, rebelle et mêle humour et sérieux, légèreté et drame, délires anarchisants et sentences dogmatiques.
Enfin, l'écriture de ce roman à, sans doute, nécessité d'étonnantes recherches car, outre la contrainte d'exactitude historique, les références intellectuelles affluent. Il cite en effet des chimistes, des physiciens, des naturalistes et des philosophes qui, pour la plupart, je l’avoue me sont complètement inconnus. Bref, ce roman est d'une érudition à toute épreuve !
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