Sarkozy : problèmes de droit d'auteur
Dimanche 1 Mars 2009
Le parti du président français Nicolas Sarkozy s’est mis à dos le groupe indie américain MGMT, rapporte la CBC, pour avoir utilisé abusivement une de ses pièces dans le cadre de son congrès national tenu en janvier.
L’UMP (Union pour le mouvement populaire) a dûment payé les droits d’auteur de 53 Euros à MGMT pour pouvoir utiliser la chanson Kids lors du congrès. Mais la somme forfaitaire ne permettait pas à l’UMP de s’en servir pour des clips vidéo mis en ligne sur le web.
MGMT n’a pas du tout apprécié. « Ce sont des actes de contrefaçon, une atteinte au droit de la propriété intellectuelle », a fustigé l’avocate du groupe, Isabelle Wekstein.
L’UMP a reconnu son erreur, et offert de régler le litige pour… 1 Euro symbolique.
« Cette proposition est peu respectueuse du droit des auteurs et des artistes. Elle est méprisante”, a répliqué l’avocate. L’UMP a depuis affirmé qu’elle ferait sous peu une offre de d’indemnisation plus sérieuse.
C’est désormais un grand classique. Chez nous, l’ADQ et le Parti conservateur ont dû faire des courbettes diplomatiques pour avoir utilisé de façon semblable des pièces musicales sans autorisation lors d’événements politiques. Reste que l’histoire qui se déroule en France est assez cocasse dans les circonstance : l’UMP de Nicolas Sarkozy pousse très fort pour l’adoption d’un projet loi imposant une « riposte graduée » aux individus pris en flagrant délit de piratage sur internet. Après trois prises, les fournisseurs d’accès seraient contraint de les bannir (une approche qui, soit dit en passant, plaît à Videotron/Quebecor).
Réponse cinglante de l’avocate de MGMT : « On voit que ceux qui préconisent la chasse aux internautes ne sont pas les plus respectueux du droit des artistes.»